AccueilAccueil  Tumblr  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez
 

 Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Azéline Antorathe world
ɤ REGISTRATION : 31/01/2014
ɤ PARCHEMINS : 214
ɤ STATUT DU SANG : Fille de troubadours, sur des générations
ɤ CONTRÉE DE NAISSANCE : Je ne suis pas vraiment d'une contrée, puisque fille des chemins. Néanmoins, je suis née en Medraven et j'aime infiniment ces paysages.
ɤ METIER OU FONCTION : Ménestrelle
ɤ INVENTAIRE : J'emporte toujours ma vielle sur mon dos, quêtant l'inspiration partout où elle peut se dissimuler. Je porte une petite flûte de pan accrochée à mon cou. J'ai également quelques pièces de bronze, un lacet pour attacher ma chevelure, et quelques feuillets de parchemins avec un petit stylet de charbon, pour y griffonner une mélodie ou les paroles d'une chanson...

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] Empty
MessageSujet: Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]   Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] EmptyMer 9 Avr - 9:14

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi...
Toujours, je reviendrai vers toi.

06 novembre

D'un pas hâtif, tu avances le long de l'étroit corridor, jetant de temps à autre un regard par dessus ton épaule pour vérifier que nul ne peux te voir. A cette heure tardive, nombreux sont les domestiques à avoir rejoint leurs mansardes pour la nuit. Tous dorment sans doute déjà du sommeil du juste, prêts à reprendre demain leur service empressé auprès des grands de ce monde. Mais toi, toi tu arrives tout juste, enveloppée de ténèbres à la faveur de la nuit, épuisée de n'avoir pris nul repos depuis sept jours. Jamais encore tu n'avais voyagé si vite, ne t'accordant aucune pause qui ne soit nécessaire, sacrifiant tes heures de sommeil pour rejoindre au plus vite la capitale de Kahanor. Et quant, à l'aube, le palais royal s'est enfin profilé à l'horizon, tu as pressé encore le pas pour y parvenir avant la nuit, avant que la ville ne ferme ses portes et que les gardes n'interdisent les accès. Tu t'es mêlée au flot des badauds pressés de rentrer chez eux avant que le jour ne se couche, visage épuisé parmi tant d'autres. Eux s'en iront rejoindre, qui une femme, qui une maîtresse, qui une taverne où oublier une vie de labeur. Toi, tu t'en vas retrouver la seule personne qui ait jamais réussi à exiger quoi que ce soit de ta part, la femme pour qui tu donnerais ta vie sans hésiter si ton sacrifice pouvait prolonger la sienne de quelques jours seulement. Ta journée est loin d'être terminée.

Arrivée au bout du couloir, tu prends le temps d'écouter, de scruter les ténèbres que la flamme de ta bougie ne peut dissiper avant d'actionner le mécanisme dissimulé dans l'une des pierres du mur. La paroi pivote sans un bruit, malgré son poids, et tu t'engouffres dans le passage sans hésiter, laissant l'ouverture se refermer derrière toi en t'enfermant dans l'épaisseur du mur. Par la Mère, comme tu peux détester ces détroits qui réveillent et aiguillonnent ta clautrophobie ! Un virage, un escalier dont tu descends prestement les marches, un nouveau goulot que tu passes à grandes enjambées. Un autre escalier et te voilà presque arrivée. Devant toi, le mur de pierre semble tout aussi impénétrable que son voisin et pourtant. Du poing, tu frappes par trois fois sur un bloc soigneusement choisi, un bloc creux que rien ne distingue des autres mais qui répercute le son dans la pièce voisine. Une minute se passe. Puis deux. Puis dix. Assise à même le sol, la tête renversée contre la cloison qui soutient ton dos, tu attends. Plus ou moins patiemment. Devant tes yeux, la flamme de la chandelle danse et tu te concentres sur elle pour oublier cet espace confiné, oublier que tu n'as pas même la place d'écarter les deux bras et que des tonnes de pierres t'entourent de tous côtés.

Enfin, après qu'une éternité se soit envolée - où n'était-ce qu'un quart d'heure ? - une lumière fait jour à ta droite et la silhouette menue de Lyssa s'y encadre. La Mère soit louée ! En hâte tu t'extirpes de ton trou, retrouvant avec un soulagement manifeste une plus grande liberté de mouvement et adresse un sourire à la servante qui t'entraînes déjà vers la chambre de sa maîtresse. « Pardonnez l'attente, Sa Majesté était sur le point de se coucher et il a fallut faire partir les dernières suivantes qui s'affairaient à sa préparation. Elle vous attend. » D'un hochement de tête, tu la remercies. D'une main, tu disciplines tes mèches rebelles, lissant de l'autre les pans de ta tunique malmenée par le voyage pour en retirer le plus de saletés possibles afin d'être digne d'elle. Dans ta hâte de la retrouver, tu n'as pas même pris le temps de te changer, te contentant de déposer tes affaires avant de rejoindre le passage secret et tu le regrettes maintenant en apercevant ton allure négligée dans l'un des précieux miroirs de la chambre royale. Sans attendre, tu mets un genou en terre devant elle. Tu n'es peut-être pas chevalier d'armes, se devant de plier l'échine devant une souveraine, mais tu es moins encore une courtisane dont les larges jupons s'accordent à une parfaite révérence. Alors tu t'accordes le droit de la saluer ainsi, avec tout le respect dont tu es capable, en tant que chevalier de l'ombre.

« Votre Grâce... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tales-of-k.forumactif.org/t648-azeline-o-music-was-my-fir
Eleonore J. Hammerthe emperor
ɤ REGISTRATION : 13/12/2013
ɤ PARCHEMINS : 434
ɤ STATUT DU SANG : Membre de la famille royale, fille aînée des Tilney
ɤ CONTRÉE DE NAISSANCE : Elaven, siège des Tilney (Medraven)
ɤ METIER OU FONCTION : Reine régente du royaume

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] Empty
MessageSujet: Re: Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]   Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] EmptyDim 13 Avr - 23:46

Je ne veux pas aller me battre … Mais être dans l’attente d’une bataille à laquelle je ne peux échapper, c’est encore pire.
― THE LORD OF THE RINGS: THE RETURN OF THE KING {Pippin}


Si je m'éloigne parfois ...

Les journées s'écoulent, et le quotidien se fait aussi monotone et régulier qu'une série de gammes. Alvin a revu la protection d'Halbarad - et elle soupçonne son fils de s'inquiéter pour Euphemia et pour elle, mais jusqu'à preuve du contraire, il a été la cible de la dernière attaque (jusqu'où peut donc aller Phineas pour un peu de pouvoir ?). Dezial a tout avoué et s'est rendu avec Hedwige sur les terres de Sombrelames. Et les Tilney sont demeurés à Aubétoile depuis le tournoi, logeant au palais. Le calme plat. Aussi plat d'une mer d'huile. Mais loin de s'apaiser, les inquiétudes et les résolutions d'Eleonore enflent, et enflent. Cet instant de répit ne peut signifier la fin de ces mortelles intrigues. Le jeu des trônes ne s'arrête jamais, seuls les participants quittent cette roue infernale. De gré ou de force. Non, quelque chose se prépare et elle ne parvient pas à trouver quoi. Elle, d'ordinaire si intuitive, a la sensation d'être aveugle et impuissante. Dans l'expectative. Ce n'est que le calme avant la tempête et Eleonore ne parvient pas à sentir de quel côté le vent va souffler. Et sa frustration enfle. Enfle. Elle ne peut qu'attendre le retour de son espionne.

Et la nuit, lorsque les ombres s'étirent et rampent loin de la lueur des torches, c'est pire. Le jour, occupée par ses royaux devoirs et par la sécurité de ses enfants, les heures passent tant et si bien qu'elle a l'impression qu'elles lui filent entre les doigts, mais la nuit ... seule dans ce lit trop grand et trop froid, elle ne se fait pas à l'idée de ne plus avoir son époux pour partager ce fardeau avec elle. Elle se sent impuissante. Ils la disent Reine, grande dame de la cour de Kahanor. Et pensent que cela signifie tout quand ça ne signifie que plus de trahisions, plus de complots et plus de dangers pour les siens.

Dans sa chambre éclairée par son armée de cire et d'huile, les servantes s'affairent. L'une sort sa robe de nuit tandis qu'une autre démèle ses cheveux dorés. Dans le bureau, Lyssa range soigneusement ses parchemins de sa maîtresse lorsqu'elle entend le signal qui résonne sourdement dans l'alcôve du bureau. Prestement, elle rejoint la chambre et exhorte les servantes à accomplir leurs taches plus rapidement. La Reine est fatiguée, combien de temps la ferez-vous attendre ? La remarque ne demande aucune réponse et arrache un sourire à Eleonore. Nul doute qu'elle est fatiguée. Aux douleurs du deuil se mêlent ses peurs et ses insécurités. Mais la Reine comme la fervante servante savent que sa journée n'est pas finie.

Lorsque la dernière servante eut fini de nouer sa robe de nuit et fut sortie, Eleonore s'extirpa de ses couvertures et ordonna à Lyssa de lui sortir une de ses mantes. Tout en glissant ses pieds dans ses chaussons chauffés à l'âtre crépitant, elle s'en recouvrit, amère à l'idée qu'autrefois, Halbarad aurait été celui à glisser la lourde pièce d'étoffe sur ses épaules. En tournant la tête, le nez chatouillé par la fourrure rêche d'un renard, elle pouvait encore sentir l'odeur musqué de son époux.
    (eleonore) Va la chercher, et apporte-nous de quoi boire et manger.

Il ne fallut qu'une poignée de minutes à Lyssa pour s'acquitter de la première tâche et alors qu'Azéline posait genou à terre devant elle, la blonde Eleonore s'approcha, son corps fin perdu au milieu des plis de l'ancienne mante d'Halbarad.
    (azéline) Votre Grâce...
    (eleonore) Relevez-vous, Azéline.
L'ordre est doux comme une invitation, une porte entrouverte sur une maison chaleureuse. Eleonore est soulagée et heureuse de voir la barde. Parce qu'Azéline a toujours été farouchement indépendante et rigoureusement franche, elle sait que la jeune femme n'ira jamais lui mentir pour la ménager ou l'épargner.
    (eleonore) Vous êtes au courant pour le tournoi, je me trompe ?
Elle s'apprête à l'interroger plus avant lorsque la porte de la chambre s'ouvre et dévoile Lyssa chargée d'un plateau de victuailles et d'une carafe de jus épicé. De la main, elle désigne la table basse aux deux femmes, l'une pour qu'elle y dépose son chargement et la seconde pour qu'elle s'installe sur l'un des canapés qui la bordent. Elle-même s'assied, ramenant ses boucles blondes contre son épaule.
    (eleonore) Je vous en prie, invite-t-elle Azéline, sachant pertinemment que la loyauté de la barde l'a probablement poussée à la rejoindre sans plus de cérémonie.



________________________

C'EST COMME DANS CES GRANDES HISTOIRES ●● Celles qui importaient vraiment, celles où il y avait dangers et ténèbres. Parfois, on ne voulait pas connaître la fin car elle ne pouvait pas être heureuse. Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était avec tout ce qui s'y était passé ? Mais, en fin de compte, elle ne fait que passer cette ombre, même les ténèbres doivent passer. Un jour nouveau viendra et, lorsque le soleil brillera, il n'en sera que plus éclatant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tales-of-k.forumactif.org/t126-eleonore-ou-la-volonte-ne-
Azéline Antorathe world
ɤ REGISTRATION : 31/01/2014
ɤ PARCHEMINS : 214
ɤ STATUT DU SANG : Fille de troubadours, sur des générations
ɤ CONTRÉE DE NAISSANCE : Je ne suis pas vraiment d'une contrée, puisque fille des chemins. Néanmoins, je suis née en Medraven et j'aime infiniment ces paysages.
ɤ METIER OU FONCTION : Ménestrelle
ɤ INVENTAIRE : J'emporte toujours ma vielle sur mon dos, quêtant l'inspiration partout où elle peut se dissimuler. Je porte une petite flûte de pan accrochée à mon cou. J'ai également quelques pièces de bronze, un lacet pour attacher ma chevelure, et quelques feuillets de parchemins avec un petit stylet de charbon, pour y griffonner une mélodie ou les paroles d'une chanson...

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] Empty
MessageSujet: Re: Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]   Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] EmptyMar 29 Avr - 21:29

A peine es-tu relevée qu'une collation s'en vient, portée par la zélée Lyssa qui s'en repart ensuite, refermant derrière elle la porte derrière laquelle elle veillera à ce que nul arrivée impromptue ne vienne perturber votre entretien. S'il est peu probable que quiconque se permette de venir visiter la Reine à heure si tardive, il est plus sage de ne prendre aucun risque. Vous avez trop à vous dire, trop à protéger pour mettre en péril le secret qui vous unit.

Obéissant au geste de ta souveraine, tu prends place autour de la table basse chargée de pain, de quelques tranches de viande rôtie, de fruits, de fromage et de ce jus sans pareils que tu aimes à savourer quand tu reviens à Aubétoile. Pourtant de ces appétissantes victuailles, tu sais que tu ne goûteras presque rien, trop gênée à l'idée de manger devant elle. Et l'heure est trop grave pour que tu acceptes de te laisser distraire par un bon repas. En revanche, tu acceptes volonté un peu de jus, emplissant une coupe pour toi et une pour ta Reine. « Je suis au courant... de tout ce qui est advenu durant mes deux mois d'absence. » Les derniers ont été difficiles à prononcer, emplis de ta culpabilité, de ce remord que tu as mis à l'écart tout le voyage durant pour ne pas t'effondrer sur la route avant d'être revenue auprès elle. Empreints également de la crainte qu'elle ne puisse te pardonner ton impuissance, ton échec après la mort de son époux et plus encore suite à la tentative perpétrée envers son fils. Tu pourrais te relever de bien des déceptions, mais non d'avoir causé la sienne pour toujours.

« Comment va-t-il ? » Comment va-t-il cet enfant roi propulsé par l'assassinat de son prédécesseur sur un trône pour lequel il n'est pas prêt et qui pourrait bien écraser ses frêles épaules et lui ôter jusqu'à sa vie ? Comment fait-il pour faire face au décès de son père et se montrer fort face à la foule ? Quelle question. Quelle réponse attends-tu ? Ta voix tremblante ose pourtant demander ce qui te brûle, ce dont tu as besoin pour te rassurer. A l'extérieur, bien des rumeurs courent sur son état de santé. Certains le déclarent mourants, d'autres assurent qu'il n'a pas été égratigné. Mais à force d'entendre tout et son contraire, tu ne sais plus qui croire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tales-of-k.forumactif.org/t648-azeline-o-music-was-my-fir
Contenu sponsorisé

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] Empty
MessageSujet: Re: Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]   Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Si je m'éloigne parfois je n'ai qu'une loi... [Ma Reine ♥]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Avez -vous honte parfois ?
» L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]
» Ne t'éloigne pas...je suis là....[rp Viladra]
» Une larme vaut parfois mieux qu'un sourire
» Le hasard est parfois bien jouasse {Evangeline

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TALES OF KAHANOR. :: LES CONTRÉES DE KAHANOR. :: CAHORIDIE :: AUBÉTOILE :: le palais royal :: les suites royales-