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 need help and maybe more ▼ Eldarion

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MessageSujet: need help and maybe more ▼ Eldarion   Mar 31 Déc - 10:51

Need help and maybe more
eldarion & sally-ann

Sermar. Contrée de mon enfance. Petite, j’adorais la simplicité de son architecture, la gentillesse de ses villageois et la vie que j’y menais. Aujourd’hui, je me tiens éloignée le plus possibles de ses habitants. Cependant, je ne me suis pas résolue à laisser derrière moi la terre qui m’a vu naître. Mes voyages me mènent partout dans Kahanor, de forêt en forêt, de rivière en fleuve et de village en village. Mes pas me ramènent toujours à mes racines. Il semblerait que je ne puisse vivre éloignée trop longtemps de cet endroit. J’aurais aimé que les rêves où je vois le visage de mes parents se dessiner soient réels. J’aurais pu les retrouver à plusieurs reprises. Cependant, ma liberté m’est trop précieuse. J’ai appris à aimer la vie de vagabond où la liberté est l’essence même du quotidien. Je dépends uniquement des dons de nourriture que consentent à faire les dieux. Du haut de la colline, je peux voir Sermar s’étaler à mes pieds. Immense, majestueuse, la contrée me tend les bras. Je suis retournée à la maison, ai-je l’impression. Pourtant, ce n’est pas la maison familiale que je vais retrouver. Je m’éloigne de cette colline, me dirigeant vers la forêt la plus inhospitalière de tout Kahanor. Connue pour les créatures dangereuses qui l’habitent, Sombrebois est très peu visitée. Seuls les rôdeurs et les chasseurs s’y aventurent. Courageux, téméraires, l’arme au poing, ils avancent à la recherche d’une proie sur laquelle abattre leur lame fétiche ou leur flèche la plus pointue. Lorsque l’on pénètre Sombrebois, ce n’est pas pour le plaisir, ni pour se délecter du paysage car celui-ci n’a rien de réjouissant. Comme son nom l’indique, ce bois est sombre et risqué. Pour les rôdeurs, traverser la forêt est la promesse de trouver un toit, un repas chaud et un lit. Pour les chasseurs, il s’agit plutôt d’une quête de la viande parfaitement tendre. Que vais-je chercher ? La question reste en suspens durant quelques secondes. Un peu de réconfort, un peu de proximité avec mon ancienne vie, un peu de compagnie. Un peu de tout.

La lisière de la forêt s’ouvre devant moi. Plus haute et menaçante que jamais. Je n’ai pas peur. Je l’ai affrontée à plusieurs reprises, en compagnie d’Asileth ou bien seule. Je ne suis plus la fillette vêtue de jupons, à la chevelure parfaitement bouclée et soyeuse. Une femme plus sûre d’elle l’a remplacée. Je mets un pied à terre et passe la main sur les naseaux de ma monture. Cette bonne vieille Odyssée qui me mène là où je le souhaite depuis des années. Il n’est pas recommandé d’emmener un cheval à Sombrebois. On ne sait pas ce qu’il pourrait arriver, ni sur qui l'on pourrait tomber. « Allez, ma belle. » Je la conduis par la bride jusqu’à un espace à couvert du vent. Là, elle sera bien. Elle connait l’endroit et saura se débrouiller avec ce qu’elle trouvera. Elle est aussi indépendante que je le suis. Nous nous sommes bien trouvées. Je retire l’arc et le carquois accrochés à la selle. Je vérifie la présence de la dague cachée dans ma botte, puis m’enfonce dans la forêt. Les arbres se succèdent, les racines noueuses se dressent sur mon passage, autant d’obstacles qui retardent ma progression. Ici, le chant des oiseaux est rare. Le silence est oppressant et ne fait qu’augmenter l’appréhension. Un elfe serait davantage à son aise, ici. Ils évoluent dans la forêt avec aisance et rapidité. Ce n’est pas le cas de la simple humaine que je suis. Alors, je m’efforce d’avancer le plus rapidement possible, l’arc à la main. Au cas où. Seul mon sens de l’observation peut me permettre d’échapper à un piège ou à un affrontement impromptu avec une quelconque araignée géante, une fée ou toute autre créature. Régulièrement, je m’agenouille afin d’effleurer le sol du bout de mes doigts fins. Chaque trace se doit d’être analysée : type d’animal, fraîcheur de la trace, direction prise… Rien ne doit être laissé au hasard si je souhaite arriver entière à ma destination.

Au détour d’un arbre, des battements d’ailes attirent mon attention. Mon corps entier est immobile, tendu, à l’affut du moindre nouveau son. Ce simple battement paraît encore plus suspect ici. Il ne peut s’agir d’un oiseau. A l’endroit où je suis située, le feuillage des arbres est trop dense pour laisser passer des volatiles. J’arme mon arc, préparant une flèche meurtrière. De ma main libre, j’écarte une branche tombante et me fraye un chemin, suspicieuse. Mes sourcils se froncent, témoignant de ma concentration. D’un coup, une petite créature apparaît devant moi, à quelques centimètres de mon visage. Impossible de décocher une flèche à cette distance. Je me vois forcée de faire un pas en arrière et d’abaisser mon arc de flèche. Je repousse la petite fée d’un coup de main, ce qui semble fonctionner le temps d’une seconde de répit. La créature ailée revient de plus belle. Elle profite de son effet de surprise pour me mordiller un doigt, à travers le cuir de mon gant. Elle est affamée. Je n’ai pas d'autre choix que de reculer encore. Je pose un pied en arrière mais immédiatement, je me sens tirée vers le haut. Je ne peux retenir un cri de surprise, tandis que je lâche l’arc. Je bascule, suspendue par la cheville à deux mètres du sol. La fée tournoie autour de moi, heureuse. De mont côté, j’essaye de comprendre ce qu’il vient de se passer. Il est clairement impossible qu’une si petite créature ait pu créer un piège pour un être humain. Par contre, elle aurait été assez intelligente pour me pousser dans un piège posé par un humain lui-même. Erreur de débutante. Je me maudis de cette erreur. J’aurais dû me méfier davantage. Je donne un coup de coude rageur à la fée qui a tendance à se rapprocher trop près de moi. Elle percute un tronc d’arbre et tombe au sol. Cela me donne une chance de me libérer avant qu’elle ne reprenne connaissance. Sans plus attendre, je me plie en deux, cherchant à atteindre le cuir de ma botte.

La première tentative est un échec et n'a qu’un seul résultat : celui de me faire balancer encore plus. A la deuxième tentative, je parviens tout juste à frôler ma cuisse. La troisième est la bonne. Ma main s’immisce entre la botte et ma jambe, à la recherche de mon précieux poignard. Je bénis les dieux de m’avoir donnée cette arme. Enfin, je touche la lame du bout des doigts mais elle profite de l’espace nouvellement offert pour s’échapper de ma botte et… tomber par terre. « Nom d’un basilic mal luné ! » Je me laisse tomber dans un soupir. Le sang me descend déjà au visage, le rendant probablement cramoisi. Je suis mal. Mon regard se tourne vers la branche qui retient la corde. Evidemment, le piège a été conçu par un chasseur hors pair. Il a choisi la plus épaisse, celle qui ne craquera pas sous le poids de sa prise. Je tente un rapide constat : mon arc de flèche est à terre, à côté de mon poignard, la fée est toujours endormie, je suis pendue par le pied, je n’ai plus aucune arme sur moi. La situation ne pourrait être difficile pire. Comment me libérer ? Si je parviens à tenir, je peux essayer de défaire le nœud… Je me balance et me plie en deux afin de détailler celui-ci. Il a l’air solide. J’ai peu de chances d’y parvenir avant que la fée ne se réveille mais il faut tenter. Sans plus attendre, je me lance dans le démêlage laborieux du piège. Alors que je me balance de gauche à droite au bout de la corde, j’entends de nouveau du mouvement. Quelque chose de très subtil, presque imperceptible. Je crois même m’être trompée. Je suspends de nouveau mon geste, mes yeux balaient l’endroit. Et s’il s’agissait du chasseur ? Ou bien une menace encore pire. Je me prépare à servir de repas à une bestiole plus féroce que ma petite fée. Néanmoins, il n’est pas question de baisser les bras. Je poursuirs mon entreprise, mes doigts s’agitant dans tous les sens autour du nœud. « Allez…. » Je prie tous les dieux de Kahanor afin qu’il me vienne en aide. Le poids que j’exerce sur la corde n’aidant pas, je suis incapable de me libérer. Là-haut, suspendue et ridicule, j’ai une pensée pour Asileth : il ne serait pas fier.

Un nouveau bruissement. Cette fois, j’en suis certaine. Je me relaisse tomber dans le vide, tête à l’envers. Entre deux balancements, je reconnais un visage familier. Et surtout, bienveillant. Eldarion. Je ne cache mon plaisir de le voir. Je ne vais pas mourir mangée par je ne sais quelle créature. Je lui offre ma moue la plus charmeuse pour l'amadouer. Cette technique a déjà fait ses preuves par le passé. « Un peu d’aide ne serait pas de refus. » J’ai confiance en Eldarion, il ne m’abandonnera pas à mon propre sort. Il est bien trop respectueux des femmes pour cela. Quand bien même il ose me laisser ici, je promets de me venger dès que j’aurais touché le sol.
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Dernière édition par Sally-Ann M. Ryswell le Mar 14 Jan - 19:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: need help and maybe more ▼ Eldarion   Mer 8 Jan - 9:07

Sombrebois est réputée pour être la forêt la plus dangereuse de tout Kahonor. Et pourtant, c’est l’endroit favori du semi-elfe, Eldarion, depuis sa tendre enfance. On dit y trouver des créatures affreuses, des monstres et aux bêtes féroces prêtes à vous arracher la peau de leur crocs acérés, vous ôter les organes de leurs griffes tranchantes. Mais lorsque l’on vit en communion avec les éléments, lorsqu’on se montre respectueux de ce qui nous entoure et la vie avoisinante, vous ne risquez pas de vous faire attaquer par la première créature qui passe. Bien sûr, certaines plus sauvages que d’autres vous attaqueront à vue. Mais il y a toujours des exceptions à certaines règles. Habitué, agile, intelligent, Elda pouvait passer plusieurs semaines ici sans avoir à dégainer une fois Linta pour se défendre. Elle passait souvent plusieurs jours sans voir l’extérieur de son fourreau. Au repos jusqu’à ce qu’elle sorte pour séparer des épaules d’une tête trop lourde peut-être. Le seul véritable danger qui rôdait dans les environs résidait dans les quelques braconniers qui n’hésitaient pas à user de stratagèmes effroyables pour capturer leur proie. Et lorsqu’ils tombaient sur un animal non désiré, ils le laissaient là jusqu’à ce qu’il meure de ses blessures. Ces gens n’ont même pas la décence d’achever une créature fatalement blessée. Le sang se libère alors de leurs plaies et la vie les quitte lentement sans qu’ils ne puissent bouger. Quand Eldarion tombe sur ces êtres sans pitié, surtout s’ils sont pris sur le fait, la colère monte en lui et l’étreint de ses bras froids. Il a souvent tué dans cette forêt. Aussi bien des animaux voués à mourir, que des braconniers voués à massacrer d’innocentes bêtes.

Assis sur un rocher près de son feu de camp, notre ami rôdeur bichonnait sa lame elfique. Linta était d’une formidable facture. Son nom par « éclair » dans la langue commune parlait pour lui-même. Lorsqu’on s’équipe en main de cette épée, les mouvements du corps sont accélérés. Propriété magique ou simple impression de puissance ? Toujours est-il que lorsqu’Elda attrapa la poignée de cuir de son arme il se sent comme possédé par une puissance antique et devient un véritable foudre de guerre en pleine bataille. A l’aide d’un chiffon propre, il en polissait le tranchant. Son esprit divaguait, il le laissait voguer dans les cieux et se laissait même à penser être un oiseau. Bien sûr, son esprit était toujours alerte, aussi vif qu’un félin. Rien ne pouvait le surprendre, ou presque. Et c’est lorsqu’il entendit une traque au loin qu’il revint à lui. Une chasse avait lieux à plusieurs dizaines de mètres de lui et son campement. Les pas ne semblaient pas venir en sa direction et n’avait donc rien à craindre. Les pas suivaient la direction de l’Est. * Hmm… j’espère que… Bon sang ! Mes pièges ! * Pensa-t-il brièvement.
Il avait posé des pièges la veille. Ceux-ci étaient destinés à attraper du gros gibier. Et si un jour un braconnier se retrouvait la tête en bas par inadvertance… il l’aurait bien mérité ! Mais si un chasseur venait à se faire prendre dans l’un d’eux, il gâcherait un sacré mécanisme mit minutieusement en place. Il ne pouvait pas laisser cela arriver, ou du moins devait essayer de l’empêcher. Le semi-elfe attrapa son arc et enfila son carquois sur son épaule avant d’accrocher Linta et son fourreau à sa ceinture. Il se mit rapidement en route, à la poursuite de la bien bruyante personne s’éloignant. La forêt et ses pièges naturels n’étaient pas un souci pour notre homme, il se déplaçait aussi naturellement et vivement qu’il était permis de la faire dans les meilleurs conditions. Il courait à vive allure, passant de branche en branche, retombant au sol pour éviter un saut trop long, attrapa une branche pour se balancer, glissait le long des troncs. Un véritable elfe des bois. Sa mère l’avait bien enseigné. Et lorsqu’il arriva enfin proche de sa « proie » tant convoitée, il se fit discret, préférant observer à qui il allait avoir à faire. * Sally ? Mais qu’est-ce que tu f… * Et craque ! Le piège se déclencha. Elle venait de marcher sur l’amorce de celui-ci. En une fraction de seconde elle se retrouva à plusieurs mètres de hauteur la tête en bas et le sang affluant rapidement jusqu’au cerveau. S’il la laissait comme cela trop longtemps, elle risquerait de s’évanouir sous la pression du précieux liquide dans sa tête. Amusé de la situation, il décida de l’observer quelques instants avant de faire son apparition. Toutefois, il préférait ne pas laisser cette fée des forêts assommée ici trop longtemps. Lorsqu’elle se réveillerait, son humeur serait bien mauvaise et elle risquerait d’attaquer à vue. Bref… Eldarion décida qu’il était temps de faire son entrée.

« Bien le bonjour très chère ! » Lança-t-il d’un ton détaché et désinvolte. Il leva les yeux vers elle et sourit d’un air amusé. Elle lui demanda de l’aide bien vite, sans doute sa résistance était déjà mise à rude épreuve. « Oh mais bien sûr. Je vais couper la corde si cela ne te dérange pas… attention à la chute surtout. » D’un mouvement rapide et précis, il trancha le lien qui longeait le tronc de l’arbre massif. Sally qui n’eut le temps de piper mot se mit à tomber la tête la première sans pouvoir rien y faire. Mais en tout bon gentleman qu’il était, Eldarion se plaça sous la demoiselle en délicate position pour la réceptionner à son point d’impact. Elle tomba tout droit dans ses bras le teint rougit par le flot sanguin abondant à la tête. Comme à son habitude, le semi-elfe prit le temps de l’observer et dans ses bras comme ça il avait tout loisir d’apprécier ce qu’il voyait. Il lui dit alors : « Eh bien eh bien… que venons-nous faire dans cette sombre contrée ma chère amie ? Si vous souhaitiez terminer dans mes bras à ce point, il suffisait de le demander vous savez ! » Plaisanta-t-il joyeusement.
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MessageSujet: Re: need help and maybe more ▼ Eldarion   Mar 14 Jan - 20:03

Need help and maybe more
eldarion & sally-ann

Dire que la position dans laquelle elle se trouvait était inconfortable était le summum de la vérité. La corde qui lui étreignait la cheville la faisait souffrir, le sang qui affluait lui donnait des bouffées de chaleur. Parfois, elle se demandait même si sa vue ne se troublait pas légèrement. Sans compter la fée qui risquait de revenir à la charge d’un instant à l’autre. Autrement dit, Sally s’était déjà sentie plus à l’aise. Son seul espoir était qu’un rôdeur amical vienne lui venir secours. Ce qui n’était pas gagné. Elle se préparait déjà à rester dans cette position jusqu’à ce que le soleil se perde dans les feuillages des arbres. Elle se voyait devoir se hisser sur une branche proche le temps qu’elle trouve une solution. Cependant, elle ne perdait pas espoir. Elle trouverait une solution. Elle pourrait toujours soudoyer la fée pour qu’elle ronge la corde avec ses petites dents crochues, par exemple, en échange d’un bout d’orteil. La créature ailée consentira peut-être à la laisser partir dans ces conditions. Le balancement de la corde commençait à lui donner le tournis. Dès qu’elle mettra un pied à terre, elle perdra l’équilibre. Elle le pressentait. Alors, elle s’immobilisa autant que possible, arrêtant de remuer pour se sortir de ce piège. Attendre qu’une meilleure opportunité se présente, voilà ce que lui disait son père quand ils chassaient ensemble. Et voilà une méthode efficace pour la survie. Plutôt que de se focaliser sur son mal-être, Sally se perdit dans sa respiration, se concentrant sur les expirations et les inspirations.

Et enfin, la délivrance arriva. Finalement, elle n’aura pas attendu longtemps avant qu’un visage familier n’apparaisse à l’envers. Un sourire se dessina sur son doux visage devenu cramoisi. Eldarion l’avait déjà vue plus au beauté même si elle vivait en nomade. Mais soit ! Ce n’était pas comme si elle avait eu le temps de faire un brin de toilette et de se pomponner avec les poudres de la reine pendant qu’elle était suspendue. « Bien le bonjour très chère ! » Il entamait la conversation normalement. Avait-il trop bu pour réaliser qu’elle était suspendue par le pied ? Non, évidemment que non. Il souhaitait juste se faire désirer et faire durer le plaisir. Sinon, ce ne serait pas drôle. Sally-Ann lui rappela qu’elle était quelque peu à l’envers et qu’elle avait besoin d’aide. Son sourire amusé disait tout, il n’avait pas besoin de parler. Le goujat ! Il est certain que ce n’était pas lui qui se plongerait dans des problèmes pareils. Il était trop rapide, trop souple, trop preste. « Oh mais bien sûr. Je vais couper la corde si cela ne te dérange pas… attention à la chute surtout. » La chute. Par tous les Dieux. Un détail auquel elle n’avait pas pensé. Elle ferma les paupières, se préparant à se réceptionner soit sur la tête, soit sur les fesses. Dans tous les cas, ce ne serait pas élégant.

Il suffit de quelques secondes à Eldarion afin de couper la corde. Immédiatement, Sally se sentit tomber au sol. Elle se concentra pour essayer d’orienter son corps de la manière la plus optimale et ainsi, s’assurer une réception moins douloureuse. Cependant, ce n’est pas la caresse brutale du sol qu’elle sentit, mais plutôt des bras l'encerclant. Elle rouvrit les paupières sur Eldarion. Sally esquissa un sourire, soulagée et amusée. Elle n’était pas tombée, grâce à lui. Il avait toujours le geste, la petite attention qui le rendait encore plus charmant. Il n’y avait pas à dire, il savait se débrouiller avec les femmes. Il la dévisageait déjà, content de son effet. Elle aurait pu rougir sous son regard, si son visage n’avait pas déjà été aussi rouge. Elle n’avait toujours pas l’habitude de sentir les yeux d’un homme sur elle, d’autant plus quand ils étaient à une si faible distance. Elle lui rendit son regard, profitant de cette proximité pour détailler son visage. « Eh bien eh bien… que venons-nous faire dans cette sombre contrée ma chère amie ? Si vous souhaitiez terminer dans mes bras à ce point, il suffisait de le demander vous savez ! » Elle leva les yeux au ciel. Si seulement elle avait pu éviter, elle aurait tout fait pour ne pas être prise au piège. Elle n’adorait pas se mettre en danger afin d’être secourue, telle une princesse. « Mon cher Eldarion, rendez-vous compte que je ne sais plus quoi inventer pour attirer votre attention. » Elle ne s’illusionnait pas, son ami avait de nombreuses conquêtes à travers Kahanor. Pour le savoir, il suffisait de tendre l’oreille dans les tavernes et d’écouter les conversations. Ces relations laissaient Sally indifférente. Bien qu’il existe une certaine connexion entre eux, leur vie était bien différente et ils n’étaient pas au point de jalouser les relations de l’autre.

Consciente qu’elle était depuis trop longtemps dans les bras d’Eldarion et qu’il n’allait pas la jeter par terre de son propre chef, Sally se remit sur pieds, heureuse de constater qu’elle ne perdait pas l’équilibre. Elle jeta un coup d’œil soupçonneux à la fée qui dormait encore. Elle aurait bien profité un peu plus des bras solides d’Elda mais le temps pressait : mieux valait s’éloigner avant que la créature se réveille. « Nous ferions mieux de partir. » Sally désigna la fée, avant de se pencher pour récupérer ses dagues, son arc et ses flèches. Quelle piètre rôdeuse faisait-elle, à être piégée aussi facilement et attaquée par une si petite créature. Elle allait devoir remettre en question son comportement si elle ne souhaitait pas recommencer. Une fois qu’elle eut récupéré toutes ses armes, ils purent se mettre en chemin vers une destination inconnue. Tout endroit était mieux que rester près d’une fée en colère. « Quand tu m’as trouvée, je partais pour la demeure des rôdeurs afin de trouver de la compagnie. La solitude a du bon mais elle est parfois oppressante. » Ce n’était pas à Eldarion qu’elle allait apprendre cela. En quatre siècles, il avait probablement déjà ressenti ce sentiment. Personne ne mourrait sans le connaître.  Elle esquissa un faible sourire. Oui, la solitude était idéale pendant un temps, puis le besoin de parler, de partager, de rire devenait plus présent et vous rappelait combien être seul n’était pas agréable. L’humain n’était pas fait pour vivre en ermite. « Et toi, que faisais-tu donc ? Attendais-tu que je me fasse piégée telle une débutante ou avais-tu une occupation bien plus plaisante ? » Elle se rappelait de ces vieilles femmes qui disaient que la curiosité est un vilain défaut. Certes, il est bien vilain mais grâce à lui, on en apprend beaucoup sur les autres.

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MessageSujet: Re: need help and maybe more ▼ Eldarion   Jeu 16 Jan - 22:19

Le semi-elfe aimait être en contrôle de la situation. Tenant ainsi la belle Sally-Ann dans ses bras, il pouvait apprécier tout à loisir la superbe brune si proche de lui. Son visage doux et pâle, ses traits fins et soignés, ses courbes divines bien que masquées par des vêtements bien trop gênants au goût du rôdeur. Ses longs cheveux couleur de jais tombaient en cascade sur ses épaules et la douce brise les faisait délicatement onduler. Haaa… qu’il était bien là. Qu’il aurait aimé que ce moment dur plus longtemps. Qu’il… Il fut subitement tiré de ses rêveries éveillées par sa belle qui s’était dérobée de son étreinte. Elle avait choisi de reposer les pieds au sol et son petit bonheur s’arrêta brièvement. Elle lui conseilla de partir avec elle. D’un petit coup d’œil rapide, il comprit qu’elle se référait à la petite créature assommée qui se réveillerait bien assez tôt. Et une fois levée, on sait ce qu’une fée est capable de faire à son assaillant. Envisager une petite balade avec la demoiselle ne l’embêtait pas le moins du monde. Car à dire vrai, cela faisait un moment qu’il traînait seul par ici, et la perspective d’avoir un peu de compagnie lui faisait chaud au cœur. Surtout si par « compagnie » on comprenait la belle Sally. Agréable, douce et rigolote, Eldarion qui ne faisait que peu attention aux qualités individuelles des femmes avec qui il… marche, avec elle c’était toute autre chose. Il attrapa à son tour son arc, son carquois et sa lame qu’il avait posé avant de réceptionner sa tendre amie.

Alors qu’ils traversaient les coins sombres de la sinistre forêt appelée à fortiori « Sombrebois », les deux rôdeurs entamèrent une conversation des plus simples. Sally lui avouait que sa venue dans le coin était motivée par la visite de la maison des rôdeurs. Lieu mythique et secret que seuls certains rôdeurs anciens et aguerris étaient aujourd’hui à même de débusquer. Lui-même y avait passé plusieurs jours sans n’avoir croisé âme qui vive. Mais sans doute était-elle attirée par le côté culturel de la chose, ou bien le prestige de s’y être rendu au moins une fois. Il lui rendit la parole : « Très chère, je suis ici un peu comme chez moi. Je n’ai pas de bien immobilier, ni d’appartenance à aucun groupuscule en particulier. Où pourrais-je bien passer mon temps si ce n’est au sein même de la nature ? Et si vous vous demandez pourquoi Sombrebois en particulier, voyez-y un défi personnel. J’aime le côté dangereux de la chose. Vivre sur le qui-vive. Être sans arrêt aux aguets. Se retourner sur son chemin plusieurs fois pour être sûr de ne pas avoir été pris en chasse à son tour. Aaaah… L’excitation de la chasse et l’adrénaline du mystère. Voilà ce qui me plait par ici ! » Il gardait le sourire car il venait de remarquer qu’il n’avait pas rebondit sur la boutade de la belle. «Mais je dois remercier Dwaylin pour avoir guidé mes pas sur votre chemin. Vous revoir ici rempli mon cœur de joie pour être tout à fait honnête. La solitude va un temps. Mais abuser de toute chose et celle-ci se gâte bien vite. » Acheva-t-il enfin. Dans son regard semblait passer une once de lassitude. Sa condition venait-elle à l’ennuyer ? Être seul et fuir sans arrêt commençaient à épuiser sa patience légendaire. Après tout… 400 ans de fuite aurait déjà achevé n’importe quel autre descendent elfique. Il se tut un instant pour voir si elle rétorquerait quelque chose à ses propos. Il partit ensuite dans la contemplation de son interlocutrice. Il aimait se perdre dans ces yeux si bleus. Et sa voix le berçait alors qu’il marchait à ses côtés. S’il ne se connaissait pas si bien, il irait jusqu’à se trouver charmé par la belle. Mais alors les choses seraient inversées et il ne saurait se le permettre.

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